Cycle de projections-débats dans le Diois

***Rendez-vous Jeudi 26 avril à Pontaix - Drôme (entre Vercheny et Die) ***

mardi 10 avril 2012

Dernière soirée du cycle - 26 avril à Pontaix-Drôme

Bientôt un an que nous avons initié le cycle de projections-débats "l'Agriculture bouge, parlons-en!".
Le 26 avril prochain, nous proposons une dernière soirée sur le thème Agriculture, l'autonomie en question.

Au programme :

Début de soirée convivial autour d'un repas partagé et d'une buvette made in local (à partir de 19h30)

Pour stimuler les échanges nous vous proposons :
> à 20h30, en première partie la projection du film
Echanges paysans-partie 1 réalisé par Caroline et Yann Le Crouhennec, produit par TREFLE (plus d'info sur trefle.over-blog.org / vidéo en ligne : http://dai.ly/HeVp7b)

> puis les interventions de
*Marc Dufumier, agronome, auteur du livre "Famine au Sud, Malbouffe au Nord, comment le bio peut nous sauver" ed.NiL
*Vincent Delmas, paysan (maraîchage-petit élevage ovin), porte-parole de la Confédération Paysanne de la Drôme

Et aussi, sur place, un petit coin bibliothèque et l'expo photo sur la Roumanie rurale de Anne Berson qui nous a suivi tout au long du cycle.

vendredi 1 juillet 2011

Une politique agricole, à quoi ça sert ?

Une politique agricole, à quoi ça sert ?... C'est le thème de l'échange qui a été proposé, jeudi 23 juin à Die, après la projection du film "Les ouvriers de la Terre", de Jean-Marie Barbe. Julie Portier, chargée de mission Agriculture Biovallée, était présente pour décrypter ce projet de territoire.

Le film "les ouvriers de la terre" parle avant tout de la condition (subie ou choisie) des ouvriers agricoles. En filigrane, il donne à voir une ruralité isolée, nostalgique  « qu'on ne voit pas, et qu'on ne veut pas voir ». Il touche aussi aux questions de précarité des journaliers et de l'agriculture familiale face aux transformations économiques qui touchent le secteur. Tout en lenteur et en suggestion, le film a interpellé la vingtaine de participants qui sont restés pour le débat.

Invités à s'exprimer en début de soirée, les participants avaient axé leurs commentaires sur la PAC et ses mauvais côtés : lourdeurs administratives, illisibilité, incitation à l'intensification, soutien des filières agro-industrielles... L'un des intérêts de la soirée a été de montrer que les politiques agricoles ne se résument pas à la PAC... et que les citoyens ont un rôle à jouer.

Julie Portier, de Biovallée présente les politiques des collectivités territoriales comme des « compensations » aux orientations productivistes de la PAC. Elle rappelle que l'agriculture est une compétence facultative des élus locaux. En ce qui concerne Biovallée, l'idée est de mettre des moyens politiques (financements, pédagogie) au service d'un développement durable. Les objectifs présentés sont quantitatifs : 50% de surfaces en Bio, 50% d'intrants en moins en conventionnel, 80% de Bio dans les cantines...
Ce qui soulève des remarques : Y a-t-il une vision d'avenir au delà de l'aspect « vitrine du développement durable » ? Ne risque-t-on pas d'oublier les agriculteurs dans ce programme (faute de communication et d'implication) ?

Au cours de la discussion, la notion d'autonomie alimentaire territoriale retient l'attention. Selon une étude récente, le territoire Biovallée est excédentaire sur toutes les productions : l'enjeu est surtout d'organiser les filières alimentaires 1/ pour consommer localement ce qui est produit localement; 2/ pour favoriser une exportation au bénéfice des producteurs. Un débat s'ouvre sur l'opportunité de vendre en supermarché. Plusieurs participants, paysans ou ex-paysans, témoignent des exigences décalées des supermarchés (livraison, prix, goûts standards) contradictoires avec fonctionnement d'une petite exploitation. L'approvisionnement des cantines est également abordé, notamment la nécessité d'éduquer les enfants au goût et à la qualité des aliments.

Enfin, les participants soulignent l'enjeu de recréer le lien entre agriculture et population – lien qui a été rompu par la PAC. Parmi les pistes soulignées, l'organisation des consommateurs, comme cela existe dans les pays anglo-saxons, mais aussi la participation aux commissions agricoles des collectivités, par le biais des Conseils Locaux de Développement.

mercredi 22 juin 2011

Vous avez dit autonomie ?


Deuxième projection, deuxième univers, deuxième problématique. Mardi 31 mai, à Saint Dizier en Diois, une trentaine de personnes se sont déplacées pour assister à la projection de "Herbe", et aborder la problématique de l'organisation des filières agricoles. Hervé Mucke, directeur de la coopérative Terre Dioise, était présent en qualité de Personne Ressource.


"Herbe" se déroule dans une Bretagne qui n'a pas grand chose en commun avec le Diois. Cependant, en comparant deux modes de production opposés, il pose bien la problématique qui nous intéresse ce soir : la question de l'autonomie en agriculture. Autonomie, le mot est vaste : il renvoie à la fois à la question des modes de production (investissements, intrants), à la question des débouchés (circuits courts / filières organisées)... et à une approche plus large, qui concerne l'autonomie du territoire dans une économie de plus en plus ouvert.

Avec un public composé pour moitié d'éleveurs installés dans le Haut-Diois, l'échange porte rapidemment sur la question de l'autonomie des exploitations : peut-on être plus autonomes, considérant les handicaps naturels (faible production fourragère, faibles rendements en grande culture, petit bassin de consommation) ? Sur ce point, Hervé Mucke explique le rôle et les orientations de la coopérative Terres Dioises, qui se bat pour ne pas être rachetée par un grand groupe. Il évoque les positions de la coop sur quelques dossiers importants : Aliments du bétail Barnier, transformation des céréales bio, semences de ferme... 

Certaines voix rappellent que le modèle économique et réglementaire est conçu pour l'agriculture de plaine, pas pour l'agriculture de montagne (primes PAC, normes sanitaires). Les techniciens, par exemple, ont du mal à accepter que l'installation sur des systèmes extensifs correspond à un choix de vie, avec des revenus volontairement modestes. Les participants soulignent que tout est fait pour que les producteurs entrent dans un processus d'intensification de la production. L'autonomie, c'est aussi la question de la qualité de vie, du temps disponible, de ne pas dépendre de facteurs extérieurs tels que l'endettement ou le cours des denrées agricoles... même si la performance, la « technicité » peut être vue comme un « challenge » que certains producteurs relèvent par goût.

La discussion aborde enfin la question des circuits-courts et de l'organisation de filières locales. Le modèle transformation/vente en directe est-il tenable à 100% ? Hervé Mucke donne l'exemple de la production céréalière, souvent utilisée en rotation, et soumis à des droits d'écrasement : il n'est pas imaginable que chacun transforme et vende du pain sur le marché local. La question se pose donc en terme d'organisation de filières locales... ou comment aller vers une solidarité de territoire basée sur des échanges locaux ? Le mot d'ordre, sur ce point, est le « décloisonnement des filières ».

jeudi 16 juin 2011

Lancement réussi !


Le cycle de projections a débuté jeudi 26/05 à Luc en Diois avec le film de Catherine Pozzo di Borgo "Les brebis font de la résistance". C'est dans une ambiance inter-générationnelle que ce film nous a amené à explorer la question de l'installation en agriculture.

La vingtaine de personne qui a assisté à la projection a été invité a s'exprimer, par "post-it", sur le sujet de la soirée. Après la projection, nous avons examiné ces petits papiers. Ce qu'évoque l'installation et la transmission des activités agricoles, c'est d'abord un "projet de vie", un "nouveau départ - mais aussi une "nécessité pour le territoire". Seulement, c'est un sujet qui fâche : "conflit familial", "héritage", "difficulté", "injustice", "loi du secret", "le bordel"... bref, "un vrai casse-tête".

Au cours de la soirée, les participants ont apporté leurs expérience et leur connaissance des enjeux fonciers. L'échange a donné lieu à une "mise au point" technique (rôle de la SAFER, statut du fermier, parcours à l'installation), puis a pris un tour plus personnel (question de l'héritage, de la recherche de foncier, des difficultés d'une installation "hors cadre familiale").

La réflexion s'est portée sur la différence de nature entre des installations familiales et des installation "hors-cadre familial". Les expériences de chacun ont participé à une compréhension des deux problématiques : Les personnes reprenant une ferme familiale héritent d'un patrimoine facilitant l'accès au crédit bancaire ainsi qu'à l'environnement social de l'exploitation. La transmission d'une ferme dans un cadre familial est aussi potentiellement un espace de conflit et de tabou auquel échappent les agriculteurs qui s'installant hors-cadre familial. Ces derniers, en revanche, ont d'autres difficultés à surmonter, et pas des moindres : trouver des terres et de l'argent pour créer leur exploitation, réaliser les investissements nécessaires, se faire une place sur le territoire...

Dans la foulée, la question de la propriété privée de la terre a finalement retenu l'attention. En effet, la terre est avant tout vue comme un "patrimoine", à vendre au moment du départ à la retraite... ou en cas de nécessité. Et quoi de plus normal que de vendre au plus offrant, par exemple à un riche ménage qui désire disposer d'une résidence secondaire ? La propriété privée de la terre génère le risque de privilégier l'intérêt particulier au détriment de l'intérêt collectif. Mais est-ce une fatalité ? Comment sécuriser le foncier agricole lorsqu'il part à la vente ? Comment convaincre les vendeurs de privilégier une installation ? Quelles sont les alternatives à la propriété privée (propriété collective, fermes communales...) ?

Notre invité, Robert Delage, nous a éclairé en nourrissant les échanges de son expérience de professionnel agricole et maire de Saint Dizier. Il a également expliqué son implication dans l'installation de deux couples d'agriculteurs sur sa commune, avec l'appui de Terre de Liens.

Le film "Les brebis font de la résistance" sera re-projeté à St Julien en Quint, le 16 juin à 20h30.

vendredi 20 mai 2011

Première projection : Les Brebis font de la resistance, Luc en Diois, Jeudi 26 mai

Nous inaugurons le cycle "L'agriculture bouge : Parlons-en !" avec la projection du film Les brebis font de la résistance, de Catherine Pozzo di Borgo, à Luc en Diois.

Une occasion de parler des dynamiques qui traversent l'agriculture de moyenne montagne, avec un zoom sur la question de la transmission des activités agricoles, dans des régions où l'élevage de petits ruminants a une place culturelle, économique et paysagère incontournable.

Le Diois ne déroge pas à la règle. Malgré l'arrivée de nouveaux actifs sur le territoire, la population agricole est vieillissante. Quels sont les freins au renouvellement des générations ? Comment favoriser l'installation de jeunes porteurs de projets et la reprise des exploitations ? 

Ce débat sera abordé en présence de Robert Delage, maire de la commune de St Dizier et membre actif de Terre de Liens. 

Venez nombreux !


mardi 17 mai 2011

Terre de Liens Rhône-Alpes, Trèfle et le CLD du Diois vous invitent à échanger autour du thème de l'agriculture dans le cadre d'un cycle de projections.
                                                                                                                                            
Composé de cinq projections gratuites, le cycle abordera trois problématiques majeures : l’alimentation et les filières, l’installation en agriculture et les politiques agricoles locales et européennes. Des personnes ressources seront présentes à chaque projection afin d’apporter leur expérience.

  Nous vous accueillons à partir de 19h30. Les projections commenceront à 20h30. Sur place, une buvette et une petite restauration seront assurées par les structures organisatrices.

Les projections se dérouleront aux dates et lieux suivants :

·         26/05/11 – Foyer des anciens, Luc en Diois – Les Brebis font de la résistance de Catherine Pozzo di   Borgo

·         31/05/11 – St Dizier en Diois – "Herbe" de Mathieu Levain et Olivier Porte

·         7/06/11 – Salle communale, Barnave – "Les Ouvriers de la terre" de Jean-Marie Barbe

     16/06/11 – Salle communale, St Julien en Quint – "Les Brebis font de la résistance" de Catherine Pozzo di Borgo

         23/06 /11– Salle polyvalente,  Die – Les Ouvriers de la terre de Jean-Marie Barbe  (lieu encore incertain)
 


       N’hésitez pas en parler autour de vous et à diffuser l’information dans vos réseaux !

      

        Pour plus d’informations, vous pouvez nous contacter à :


Juliette Pinault (Trèfle) : 09 51 82 67 88, trefle@no-log.org
Lydéric Motte (Terre de Liens) : 09 70 20 31 22, l.motte@terredeliens.org